Créations de Napoléon

 

 

LE CODE CIVIL

                                        

 



Dès 1789, l’Assemblée Constituante ordonna la rédaction d’un code de lois applicables à tous les Français, pour rompre avec les particularismes locaux qui prévalaient dans la France de l’Ancien Régime : "Il sera fait un Code de lois civiles communes à tout le royaume".
Bien que repris par la Constitution de 1791, ce projet resta un temps lettre morte.

En juillet 1793, la Convention confia à Jean-Jacques Régis de Cambacérès, qui présidait le Comité de législation, le soin de rédiger un projet de code civil, en lui demandant d’achever ses travaux dans le mois. Pour réaliser cette ambition. Jean-Jacques Régis de Cambacérès présenta successivement trois projets de code civil (1793, 1794 et 1796), qui échouèrent tous devant les assemblées révolutionnaires.
Lors de la discussion d'un premier projet de code civil, le 21 août 1793, Cambacérès déclara :"Portons dans le corps de nos lois le même esprit que dans notre corps politique ; et comme l’égalité, l’unité, l’indivisibilité ont présidé à la formation de la République, que l’unité et l’égalité président à l’établissement de notre code civil."
Le 9 septembre 1794 après le chute de robespierre, Cambacérès présente à la Convention un nouveau projet mais celui-ci subit le même sort que le précédent. Sa troisième tentative, devant le Conseil des Cinq-Cents, ne sera pas davantage couronnée de succès. Le projet présenté le 12 juin 1796 est pourtant qualifié par Portalis de « chef d’œuvre de méthode et de précision ». Quelques articles sont adoptés par le Conseil mais la discussion s’enlise et c’est un nouvel échec.
A la suite du coup d’Etat du 18 brumaire (9 novembre 1799 ** ), Cambacérès est nommé ministre de la justice puis Deuxième consul. Bonaparte est séduit par le projet. Sous l'impulsion de Bonaparte, avec le soutien de nombreux juristes ralliés au nouveau pouvoir, le régime du Consulat a réussi à mener à son terme l'entreprise codificatrice. Réactivée dès les lendemains du coup d'Etat de brumaire, l'élaboration d'un projet fut confiée à une commission gouvernementale de quatre membres (Tronchet, Portalis, Bigot de Préameneu et Maleville, tous sauf Portalis siégeant au Tribunal de cassation) qui travailla en cinq mois. Cette commission est chargée de faire la synthèse et de proposer une rédaction définitive. Cambacérès présidera en personne 52 des 109 séances consacrées par le Conseil d’Etat à l’examen du projet – les autres séances étant présidées par Bonaparte lui-même – et proposera le 10 mars 1804 de réunir en un seul code les 36 titres et les 2281 articles qu’il comportait.
Après avoir fait l'objet des observations des tribunaux, le texte fut remanié par le Conseil d'Etat (au cours d'une centaine de séances dont Bonaparte présida la moitié, en intervenant fréquemment dans les débats), puis soumis au Tribunat et au Corps Législatif. L'opposition des tribuns et des législateurs aux premiers titres discutés entraîna leur épuration (1802) et les votes de 1803-1804 émanèrent d'assemblées domestiques.
C'est finalement Napoléon Bonaparte qui réussi à mener à son terme l'entreprise révolutionnaire. Il fut Voulu par le Premier Consul, qui participa activement aux discussions au sein du Conseil d'Etat, le Code civil fut imposé avec l'appui de juristes habilement flattés par le nouveau régime.
Il mérite, de ce point de vue, le titre de Code Napoléon qui lui fut donné en 1807.
Code absolutiste, autoritaire par bien des aspects de l'organisation familiale mise au service de l'Etat, le Code civil est aussi l'enfant de la Révolution qui avait associé la codification au culte de la Loi. Malgré l'accentuation d'une réaction contre la législation de l'an II, réaction amorcée pendant la période thermidorienne, les codificateurs ont été les héritiers de la Révolution, Bonaparte reprenant à son compte le dessein politique de la codification. En France, dans le Grand Empire, et dans une grande partie de l'Europe, le Code civil - le premier avec une numérotation continue de ses 2281 articles- a été le vecteur de l'égalité devant la loi ("Tout Français jouira des droits civils", article 8 qui confirme ainsi l'abolition des privilèges), de l'égalité successorale entre enfants, de la laïcité (il n'y est jamais question de Dieu et la loi ne reconnaît que le mariage civil), de la propriété libérée de toute sujétion féodale et de la liberté des contrats.

L'empereur déchu dictera dans son exil de Sainte-Hélène : «Ma vraie gloire, ce n'est pas d'avoir gagné quarante batailles; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires. Ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code Civil».

Conformément à ses prévisions, le Code Civil est devenu le ciment de nombre de législations en Europe et dans le monde.

L'essentiel de son contenu est encore en vigueur aujourd'hui en France. La moitié de ses articles est restée inchangée depuis 1804 ! La partie qui a le plus évolué étant celle relative au droit de la famille.

Le Code civil des Français est non seulement un monument de l'histoire du droit français - à la fois aboutissement et point de départ - mais aussi un des codes fondateurs de l'ère contemporaine en Europe.
 

Code civil des français
Loi du 30 ventôse an XII contenant la réunion des lois civiles en un seul corps de lois sous le titre de Code civil des Français
(Bull. des Lois, 3e S., B. 354, n° 3677)


Article 1er - Seront réunis en un seul corps de lois, sous le titre de Code civil des Français, les lois qui suivent ; savoir :
(...)
Article 7 - à compter du jour où ces lois sont exécutoires, les lois romaines, les ordonnances, les coutumes générales ou locales, les statuts, les règlements, cessent d'avoir force de loi générale ou particulière dans les matières qui sont l'objet desdites lois composant le présent code.

 

 


LA LÉGION D'HONNEUR


Premier Consul, Napoléon Bonaparte décide en 1802 d'établir un ordre national de la Légion d'Honneur pour récompenser les mérites des citoyens et établir une émulation civique chez les notables, à une époque où la société française peine à sortir de la corruption et de l'immoralité post-révolutionnaires.

Il existait sous l'Ancien Régime un ordre royal de Saint-Louis réservé aux militaires. Bonaparte veut un ordre national qui honore les civils aussi bien que les militaires.

Le 8 mai 1802, aux républicains du Conseil d'État qui l'interpellent sur le bien-fondé d'une décoration qui viole principes révolutionnaires d'égalité, le Premier Consul rétorque : «C'est avec ces hochets qu'on mène les hommes». Le Tribunat accepte la Légion d'Honneur avec 56 voix seulement contre 36 et le Corps législatif avec 166 voix contre 110. L'ordre n'en est pas moins institué par la loi consulaire du 19 mai 1802 (29 floréal an X). Le 19 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte publie un décret qui porte création de l'ordre national de la Légion d'honneur. Il recueille aussitôt un vif succès dans l'opinion, raffermissant le prestige du Premier Consul.

L'ordre comprend d’abord quatre, puis cinq classes de légionnaires : les grades de chevalier, officier et commandeur et les dignités de grand officier et grande croix (anciennement grand Aigle). Il est présidé par le Premier Consul qui lui donne pour devise «Honneur et Patrie». Il est dirigé par un Grand Chancelier et un Grand Trésorier. Les premiers nominés à ces charges, en août 1803, sont le comte de Lacepède, un naturaliste (civil) et le général Dejean (militaire). 48.000 médailles vont être attribuées sous le Consulat et l'Empire... dont un vingtième seulement à des civils !

Le poète allemand Goethe reçoit avec fierté la Légion d'honneur par décret du 12 octobre 1808 de Napoléon, «empereur des Français, roi d'Italie et protecteur de la Confédération du Rhin». Il continuera de la porter après que les Français seront chassés d'Allemagne.

 

 

NAPOLEON (MONNAIE)

Napoléon a stupéfié son époque par se qualités d'homme d'état et de général.
Digne successeur de Jules César et de Charlemagne, il a tenté d'unifier l'Europe et y presque parvenu pour les monnaies. Durant ses guerres triomphales en Europe, Napoléon a toujours cherché à mettre en place des lois, règlements et donc monnaies qui remplacent les vieux systèmes monétaires hérités du Moyen-Age.
Le Napoléon est une pièce d'or française de 20 francs contenant 5,801 grammes d'or pur, créée le 28 mars 1803 par le premier consul Napoléon Bonaparte.Elle a la même valeur que le Louiset elle est restée en usage jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Le Napoléon, est devenu le modèle de toutes les pièces de l'Union Latine qui ont circulé en Europe jusqu'en 1914. Suisse, Espagne, Italie, Belgique, Grèce...... ont eut des pièces de 20 francs suisses, 20 pesetas, 20 lires, 20 francs belges, 20 drachmes qui ont circulé dans toute l'Europe.On parle de monnaie napoléonides. Ces nouveautés furent en règle générales bien accueillies et durèrent, pour les étalons monétaires, souvent bien après la chute de l'Empire : le nouveau système, basé sur le système métrique, était plus pratique.
Seuls, pour des raisons politiques, les anglais et l'empire allemand ont refusé de suivre cette direction. Des tentatives ont même eut lieu pour unifier la monnaie européenne et la monnaie américaine, ce qui explique ces rarissimes essais de pièces portant 5$ sur une face et 25 francs sur l'autre........
Par extension, le nom de Napoléon s’applique aujourd'hui à toutes les pièces française de 20 francs en or. Ces pièces sont cotées à la bourse de Paris.

 

FRANC GERMINAL

En 1800, la Banque de France est créée.
La loi du 14 germinal an XI (4 avril 1803) permet aux services de l'État de reprendre au poids les monnaies rognées ou altérées. L'arrêté du 17 Prairial An XI (6 juin 1803) publie un tarif de deux pages pour la reprise destinée à la refonte des monnaies d'or et d'argent de tous les pays d'Europe et de presque tous les pays d'Asie.
La loi du 17 germinal an XI (7 avril 1803) institue le bimétallisme. L'argent revient à l'honneur : le franc Germinal, le 5 francs, le demi franc et le quart de franc sont frappés dans ce métal, mais il est aussi frappé des pièces de 20 et 40 francs en or, d'où l'appellation de « franc-or ». La Banque de France devient l'institut d'émission priviligié.
La France s'est constitué un vaste empire en Europe, et hors d'Europe, dans lequel le franc circule largement. La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et le nord de l'Italie y sont intégrés.

 

BANQUE DE FRANCE



La banque de France est une banque centrale nationale. Elle s'articule avec la Banque centrale européenne. Elle fut crée le 18 janvier 1800 par le premier consul Napoléon Bonaparte. Son siège est l'hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière à Paris, après avoir été quelques année à la maison Massiac, place des Victoires, ancien siège de la Compagnie des Indes.
À l'origine la Banque de France était une société anonyme dont les actionnaires étaient des capitalistes privés: Pérregeaux, Récamier, Lecoulteux et même Napoléon Bonaparte et son entourage. Son capital de 30 millions de francs était réparti en 30 000 actions. Elle devait créer de la monnaie et distribuer des crédits tout en consentant des avances au Trésor. En 1803 (loi du 24 germinal an XI) elle obtient de droit exclusif d'émettre des billets sur Paris. En 1848, cela fut étendu à la France entière. Le Conseil des 15 régents repésentant les actionnaires est, dès avril 1806, dirigé par un gouverneur et deux sous-gouverneurs nommés par le gouvernement qui influence ainsi la politique de la banque.
Depuis son origine, la Banque de France a porté la plus grande attention à ses billets. Très tôt, elle s'est dotée d'un outil industriel capable d'en assurer la conception et la production, pour couvrir les besoins nationaux mais également pour satisfaire, le cas échéant, ceux d'autres instituts d'émission étrangers, notamment africains. Elle a participé à la fabrication des billets européens. Aujourd'hui encore, la Banque figure parmi les rares banques centrales qui assurent toutes les étapes du processus de production, de la fabrication du papier à l'impression des billets. Entreprise industrielle qui poursuit des objectifs de production et met en œuvre des compétences professionnelles spécialisées, ainsi que des matériels de haute précision, la direction générale de la Fabrication des billets consacre ses efforts à la création de billets de belle facture, en nombre suffisant pour maintenir la qualité de la circulation fiduciaire. Les deux sites industriels les fabriquant sont situés à Vic-le-Comte (papeterie) et Chamalières (imprimerie), dans le Puy-de-Dôme (Auvergne).
Outre les billets fabriqués par l'imprimerie de la Banque, la monnaie fiduciaire comprend les monnaies métalliques, appelées couramment monnaies divisionnaires, frappées par la direction des Monnaies et Médailles (ministère de l'Économie) à Pessac et que la Banque de France met en circulation pour le compte de l'État.
La répartition des billets et des pièces sur l'ensemble du territoire est assurée par le siège à Paris et les succursales en province. L'Institut d'émission des départements d'outre-mer et l'Institut d'émission d'outre-mer, alimentés en coupures par la Banque de France, assurent cette distribution dans les départements et territoires d'outre-mer ainsi que dans les collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.
Depuis le 01-01-2002, la circulation des billets en Euro a remplacé les billets de la Banque de France. Les billet en Euro imprimés en France comportent la lettre « U » devant leur N° de série.

 

PREFET



Étymologie Le mot préfet vient du latin præfectus (celui qui est à la tête). Le terme de préfet provient donc de la Rome Antique. Fonctionnaire envoyé par l'État dans un ressort particulier avec une délégation de pouvoir préalablement définie, il a donné son nom aux préfectures.Le préfet français est un fonctionnaire représentant de l'État dans un département ou une région, lesquels sont à la fois des découpages administratifs et des collectivités locales.

Il existe en France plusieurs sortes de préfet.

préfet de département ;
préfet de région ;
préfet de région maritime ;
préfet de zone ;
préfet délégué pour la sécurité et la défense ;
préfet de police, à Paris, Lyon, Marseille, Corse seulement.

17 février 1800 Loi du 28 pluviôse an VIII, réorganisant l’administration ; Bonaparte élargit les pouvoirs des commissaires de la République qui deviennent les préfets et sous-préfets, nommés et révoqués par le pouvoir central. Un système de tutelle administrative s’exerce sur les municipalités ; Les préfets nomment les maires et les Conseillers municipaux des villes de moins de 5000 habitants, et le pouvoir central ceux des villes de plus de 5000 habitants. Paris a un préfet de la Seine et un préfet de police. Un conseil général de 16 à 24 membres ; choisit sur la liste de confiance départementale par le gouvernement, a un rôle consultatif.

 

POMPIERS

 

Les premiers pompiers sont apparus le 18 septembre 1811 sous Napoléon Bonaparte lors d'un incendie qui eu lieu à l'ambassade d'Autriche. C'est alors qu'il décida de créer une organisation de lutte contre le feu à Paris, ce sera des pompiers militaires. A l'époque, ils formaient un bataillon de sapeurs pompiers de Paris. En 1867, le régiment s'est transformé en brigade. Cette brigade, grande unité de l'armée de terre, s'est rattachée à l'arme du génie en 1965. Elle dépend d'un général gouverneur qui est à Paris, commandant de la circonscription militaire de l'Île-de-France pour toutes les questions de commandement militaire, d'organisation, de recrutement, de discipline et d'avancement. Son budget, voté par le conseil de Paris, est intégré dans le budget spécial de la ville de Paris et abondé par l'état, la ville de Paris, les 144 communes et les trois départements de la petite couronne (92, 93, 94). Enfin, en matière de prévention, la Brigade entretient des relations directes avec les maires et les Préfets des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Elle est placée, pour emploi, sous l'autorité du Préfet de Police de Paris agissant dans le cadre de ses attributions en matière de secours et de défense contre l'incendie. L'état major de Champerret dirige le tout.

 

LE BACCALAUREATS

                       

Quand, en mars 1808, Napoléon Ier crée le baccalauréat, l’épreuve consiste uniquement en une traduction orale d’un texte latin. Dès 1820, on ajoute une épreuve écrite, toujours de latin, et trois interrogations orales sur la philosophie, la rhétorique et aussi l’histoire. Tout au long du XIXe siècle, le baccalauréat évolue dans ses statuts, mais ce n’est que le 6 décembre 1902 que sa forme moderne est adoptée.
En effet, la nouvelle réforme crée quatre sections : latin-grec (A), latin-langues (B), latin-sciences (C) et langues-sciences (D),

les plus prisés étant les bacs A et C. Cette première révolution du baccalauréat est suivie d’une seconde, à la même époque. En effet, en un siècle, les candidats passent du nombre de trente et un à celui de sept mille et les jeunes filles ont accès à cette épreuve, ce qui leur permet de prétendre à des carrières de plus en plus élevées.


Source :
http://www.historia-nostra.com

Article écrit par Emma Benedetti
Le baccalauréat (Sciences/Sciences humaines) Le baccalauréat (Histoire moderne (XIXe-XXe)/Civilisation)

http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=222&Itemid=70

 

Fondation de l’École normale supérieure

 

À l’instigation de Jospeh Lakanal (1762-1845), la Convention fonde, le 10 octobre 1794, l’École normale supérieure. Mais les temps sont difficiles et huit mois plus tard, l’École ferme ses portes.
Reprenant cette idée, Napoléon Ier ordonne la réouverture de l’École. Le décret du 17 mars 1808 définit ses statuts : l’École normale doit former gratuitement des professeurs de lettres et de sciences. Considérée comme un foyer d’agitation libérale, elle est à nouveau fermée en 1822. Et ce n’est qu’en 1830 qu’elle est définitivement rétablie. Depuis, l’École normale a formé de nombreux esprits allant de Pasteur à Péguy, de Blum à Pompidou.

Source :
http://www.historia-nostra.com

Ecrit par Mathilde Dumas   

http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=157&Itemid=70

 

Bulletin de la Grande Armée
 


Le Bulletin de la Grande Armée est le nom d’un périodique paru sous le Premier empire. Il était publiés dans l’organe officiel du régime, Le Moniteur Universel, appelé aussi Le Moniteur. Des copies étaient également envoyées aux autorités locales et étaient apposées sur les murs des bâtiments publics.

Quatre séries ayant chacun leur numérotation sont sorties de presse, chacune correspondant a une campagne de Napoléon.

Ces Bulletins décrivent presque exclusivement l’activité militaire et les plans de la Grande Armée et de ses opposants – actuels ou potentiels. Ici et la on trouve des commentaires élogieux sur des soldats, des officiers et les unités pour telle ou telle action. Ils s’adressent non seulement aux militaires de la Grande Armée, à qui elle permet de mieux appréhender la globalité de l’action à laquelle ils participent, mais aussi au public et aux cours étrangères. C’est a ce titre un prodigieux outil de communication de Napoléon, ce qui a fait naître parmi les grognards l’expression «menteur comme un Bulletin»

37 Bulletins sont parus en 1805, 87 en 1806-1807, 30 en 1809 et 29 en 1812. À ceux-ci, on peut aussi assimiler les rapports officiels qui remplacent formellement les Bulletins, en 1813 et 1814.

Une légende sous contrôle
Texte tiré du site internet : http://www.linternaute.com/biographie/napoleon-bonaparte/

 


En contrôlant son image, Napoléon crée de son vivant sa propre légende. Après le couronnement de 1804, son régime personnel prend une tournure sacrée qui ne fait qu'augmenter avec le temps. En 1806, la Saint Napoléon est inventée : on la célèbre le 15 août, date d'anniversaire du souverain. Déjà auréolé par ses victoires militaires, il fait l'objet d'un culte quasi religieux.



Napoléon, dieu vivant

Texte tiré du site internet : http://www.linternaute.com/biographie/napoleon-bonaparte/



La gravure d'Antoine Aubert qui date de 1812 montre que l'idolâtrie napoléonienne n'a pas attendu la Restauration pour éclore. Napoléon est réduit à son visage, illuminé d'un halo de lumière céleste. Il irradie la Terre, elle-même soutenue par les aigles impériaux. Aubert accompagne sa gravure d'une légende qui attribue à l'Empereur des pouvoirs divins : "Astre brillant, immense, il éclaire, il féconde. Et seul fait à son grès tous les destins du monde". Le visage de l'Empereur serait tiré du tableau d'Ingres représentant Napoléon sur son trône.

 

 

Napoléon s'inscrit dans l'Histoire

Texte tiré du site internet : http://www.linternaute.com/biographie/napoleon-bonaparte/


Ce tableau, qui a été exposé au Salon de 1833, participe du culte napoléonien. Jean-Baptiste Mauzaisse, peintre officiel, présente une œuvre destinée à un public bourgeois et républicain. Napoléon est représenté en héros tel que la mythologie grecque le définissait : mi-homme, mi-dieu, il a sa place dans l'Olympe. Il est revêtu de son uniforme militaire et doté de ses attributs symboliques (les lauriers et l'aigle). Si Pie VII n'avait pas eu ce privilège en 1804, l'archange qui le protège s'apprête à le couronner. L'Empereur, béni des dieux et immortel (la faucheuse est abaissée), grave sa loi sur des tables de pierre. En regardant le spectateur droit dans les yeux, il s'inscrit dans l'Histoire.